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CONSTRUCTION D’UN FUTUR POLE DE SANTE MENTALE

 

Le 23 novembre 2016, le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, René Bidal, le Ministre de la santé et de la recherche, Patrick Howell et la première adjointe au maire de Pirae, Yvette Lichtlé, ont posé la première pierre du futur pôle de santé mentale.

En Polynésie française, le besoin de renforcer l’offre de soins en matière de santé mentale est devenu urgent. En effet, la capacité actuelle d’accueil en psychiatrie – adultes - est la plus faible en Outre-mer. La demande est donc forte, mais l’offre extrêmement réduite et la Polynésie française souffre d’un retard important. La santé mentale est restée pendant trop longtemps un secteur non prioritaire, alors que c’est un enjeu de société et de santé publique majeur.

La prise en charge en santé mentale repose essentiellement sur le secteur public : au département Psychiatrie du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et dans les Centres de consultations spécialisés de la Direction de la santé.

Ce projet va regrouper des services actuellement éclatés, le but étant le décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par le CHPF et la direction de la santé publique. Ouvriront un secteur d’hospitalisation en psychiatrie et un secteur de prise en charge en ambulatoire. Les enfants, adolescents et adultes y seront accueillis dans les domaines de la psychiatrie, de la psychologie, mais également en alcoologie et toxicomanie.

La nouvelle structure sera intégrée dans l’existant. Elle sera reliée avec des passerelles piétonnes, au 1er étage, avec l’actuel bâtiment de la psychiatrie et au 2ème niveau avec le bâtiment principal du CHPF.

Elle comprendra 3 blocs en synergie fonctionnelle et logistique avec le CHPF.

Le chantier débutera en décembre 2016, pour une durée de 3 ans

 

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Depuis le 2 novembre 2016, Mr Caillet est le nouveau Directeur du CHPF.

Il a bien voulu répondre à nos questions :

Mr Caillet, quelles sont vos premières impressions ?:

-J’ai reçu à mon arrivée un accueil que j ai beaucoup apprécié. Je constate que l’ensemble du personnel est disponible et ouvert, faisant montre dans son ensemble de compétence et de professionnalisme. Je tiens aussi à cette occasion à remercier James Cowan qui a assuré l’intérim de la direction, pour sa grande convivialité et sa simplicité, ainsi que Dr Philippe Dupire, président de la Commission médicale de l’établissement, qui est un interlocuteur de haut niveau et qui m’accompagne dans ma découverte des services.

-Au premier regard, on est évidemment frappé par la ligne de l’hôpital, par sa nef qui est remarquable. Les locaux sont modernes et fonctionnels, même si sur certains points, on pourra encore progresser dans notre fonctionnement. La maintenance du bâtiment, en particulier au niveau de son intégrité et de son étanchéité, est un sujet de préoccupation. Ces problèmes sont toutefois bien gérés, je le sais, par la direction des moyens généraux.

-En ce qui concerne le niveau d’équipement, le CHPF constitue un outil de haut niveau qui fait de notre hôpital une référence pour le Pays. Nous disposons d’un plateau technique remarquable, servi par des professionnels compétents, et c’est une réelle expérience que de pouvoir piloter cet établissement.

Mr Caillet, quelles sont vos priorités, vos missions ou vos objectifs ?:

-Dans l’immédiat, une priorité va être le budget pour 2017. Ce sera, on le sait, essentiellement un budget de reconduction de moyens, si on met de côté les contrats d’objectifs, qui sont autant de points d’appui pour les développements en cours. Ceci alors que l’activité de l’hôpital augmente de manière importante et que les besoins de santé de la population sont avérés et vont croissant. C’est un peu une « quadrature du cercle » et je compte sur tous pour être inventifs et efficients…

-L’un des objectifs qui m’a été assigné par les responsables du Pays est de contribuer à la mise en oeuvre du schéma d’organisation des soins (S.O.S). Selon les moyens qui seront alloués, le but est de promouvoir et de structurer les relations avec les autres établissements de la Polynésie (et notamment les hôpitaux de Taravao, d’ Uturoa, , de Taioahe à Nuku Hiva). C’est une action de longue haleine qui demande de la patience et de la détermination. Le partenariat avec le privé sera un autre chantier d’importance.

-Dans l immédiat, la trésorerie de l’hôpital est très tendue. Le CHPF doit déployer une grande énergie pour récupérer les créances, de façon à lui permettre de régler ce que l’établissement doit à ses partenaires, mais aussi à assurer la paye du personnel.

Mr Caillet, un petit mot pour terminer cet entretien ?

Mon installation en Polynésie se passe bien. Je suis résolu à travailler, aux côtés du Ministre de la santé, que je tiens à remercier pour sa confiance et son appui, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, de manière à relever les nombreux défis qui nous attendent.

-Mon ambition serait d’avoir suffisamment de recul pour traiter les dossiers à moyen et long termes, dossiers nombreux et importants. Il s’agit globalement, du développement des soins. Malheureusement, et trop souvent, le quotidien et les urgences nous rattrapent.

Nous remercions le Directeur d’avoir répondu si rapidement à nos questions. Nous souhaitons encore la bienvenue à Mr Caillet, et aussi du courage pour accomplir la lourde tâche qui est celle, notamment, de diriger un établissement de plus de 480 lits et composé de plus de 1600 employés.

 

dir CHPF

 

EVENEMENT A L’APPROCHE DE NOEL

 

Le samedi 3 décembre à 14h00, dans la nef du CHPF, se tiendra un concert offert aux enfants hospitalisés par le Conservatoire artistique de Polynésie française.

 

sidaIconJOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA, le 1er Décembre.

C’est l’occasion d’insister sur le fait que nous devons être tous réunis dans le but de combattre cette maladie infectieuse.

Au CHPF,

*Le docteur Lam NGUYEN, responsable du centre de consultation spécialisé en maladies infectieuses et tropicales (CCSMIT), tire la sonnette d’alarme face au développement de cette maladie, et par la même occasion, celui de toutes les autres infections sexuellement transmissibles (IST).

En effet, ces maladies sont malheureusement en nette augmentation depuis plus de 2 ans.

L’équipe de Dr NGUYEN a pour projet de se rapprocher de la population pour effectuer les dépistages. Un camion serait nécessaire pour rejoindre les personnes les plus vulnérables en sillonnant les rues de Papeete. (contact :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le bénévolat et les dons)

*Le docteur Fabrice CHAIX, du service de médecine interne, constate que le nombre d’hospitalisations est en augmentation depuis environ 2 ans avec la découverte de la maladie souvent à un stade tardif car non dépistée auparavant.

Il souhaite, là aussi, mettre l’accent sur le dépistage car plus tôt l’infection sera détectée et plus vite la prise en charge correspondante sera efficace.

Le Ministère de la santé, met en place plusieurs actions de prévention durant cette journée. (développement du réseau de distribution de préservatifs gratuits, diffusion de spots, films, témoignages, théâtre de rue, concerts le 9,10 et 11 décembre,…)

Les chiffres du SIDA

On enregistre, au CHPF :

SIDA :

En 2013 ⇒ 7 hospitalisations (pour 7 patients différents et porteurs du VIH)

En 2014 ⇒ 14 hospitalisations (pour 11 patients différents et porteurs du VIH) (recueil non exhaustif)

En 2015 ⇒ 25 hospitalisations (pour 16 patients différents et porteurs du VIH)

 

Le Président de la Polynésie Française, Edouard Fritch, accompagné du Ministre de la Santé, Patrick Howell, a inauguré le service de médecine isotopique du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF).

Depuis juillet 2016, le Centre hospitalier permet aux patients polynésiens d’avoir accès à une nouvelle technologie d’imagerie sur un appareil dénommé Gamma caméra, permettant de réaliser des diagnostics d’une grande précision, notamment en matière de pathologies cancéreuses, cardiaques, infectieuses et rénales. Ce service permet également de mettre en place des traitements des pathologies thyroïdiennes à base d’iode 131.

Ces examens étaient auparavant effectués en Nouvelle-Zélande ou en métropole, mais grâce à l’ouverture de ce service, les Polynésiens n’auront plus à partir pour les réaliser. Les évacuations sanitaires ainsi évitées permettent un financement partiel, dans sa phase de lancement, du fonctionnement de cette unité.

La mise en place de l’unité a nécessité une autorisation de la Direction de la Santé pour cet équipement lourd et a demandé un très gros travail d’organisation et de procédures pour assurer la sécurité et la qualité des traitements au travers de mesures de radioprotection pour les patients, le personnel et l’environnement. Ce travail a été transmis par la Direction de la santé à l’Autorité de sûreté nucléaire, Autorité indépendante en charge de l’ouverture de ce type de structure en France métropolitaine, qui a validé l’ensemble du processus. Celle-ci se déplacera d’ailleurs à intervalle régulier pour surveiller et valider les pratiques.

Le Président a souligné le fait que le CHPF s’attachait à maintenir une offre de soins au meilleur niveau, avec notamment des moyens adéquats pour cela. En 2015, le CHPF s’est en effet doté d’une unité d’hospitalisation complète en oncologie et d’une équipe mobile en soins palliatifs. En outre, un appareil d’IRM de dernière génération a été installé en fin 2014, ainsi qu’un nouveau scanner en 2015.

Le service de médecine isotopique du CHPF est unique dans le Pacifique insulaire.
Il est situé au niveau 1, côté mer. Cependant, l’hospitalisation se trouve au niveau 2, côté montagne, près du Centre de Transfusion sanguine.

TECHNIQUE

L’équipe est constituée d’un radio pharmacien, d’un médecin isotopiste, d’un préparateur en pharmacie, de deux manipulateurs d’électroradiologie, d’un physicien médical et d’une secrétaire.

L'isotope médical est une substance radioactive surtout utilisée pour le diagnostic de maladies mais il peut également soigner. Des caméras spéciales détectent une lumière invisible à l’œil nu (le rayon gamma) émise par les isotopes transportés par un médicament dans des zones spécifiques du corps du patient (le squelette, le cœur etc..). Grâce à cette technique, l'organe qu’on souhaite observer devient scintillant et cela permet de visualiser son dysfonctionnement éventuel et non simplement son apparence. Cela fait ainsi apparaître clairement si un cancer évolue, si un cœur dispose de toute sa capacité… Lorsqu’il s’agit de traiter, ces mêmes « rayons »peuvent détruire de façon très localisée le tissu malade.

Le principe de l’examen, c'est-à-dire de la scintigraphie, consiste en l'administration au patient d'une très petite quantité de radio pharmaceutique (médicament sur lequel est greffé l’isotope radioactif). Les rayonnements gamma émis par le radiopharmaceutique (substance radioactive spécifique), qui se sont concentrés dans un organe permettent d’évaluer une dysfonction au travers de la détection par une gamma caméra et d’un équipement informatique puissant qui va créer une image très détaillée.
Ce procédé est différent du diagnostic par rayons X (radiologie standard) où le rayonnement est externe et traverse le corps pour former une image plane. L'imagerie nucléaire permet d’observer une fonction de l'organisme en 3D alors que la radiologie (et notamment le scanner X) fournit des informations sur la structure. Il s'agit d'une imagerie fonctionnelle par opposition à l'imagerie anatomique.